Remplacer un con par un con

Est-ce que je remplace le contrôle par la confiance ou la confiance par le contrôle ?

Une question pas nécessairement évidente à répondre et qui suscite une réflexion vous me direz.  Parmi mes interventions en entreprise, au moins 75 % d'elles tournent autour de ces deux notions que sont le contrôle et la confiance. Rassurez-vous, il n’y a pas qu’une seule réponse.  C’est d’ailleurs ici ce qui suscite la plus grande réflexion.

Je réalise qu’on a souvent peur de ces deux termes.  On associe parfois au contrôle une définition péjorative de gestionnaire malsain et manipulateur.  Si on regarde les antonymes du verbe contrôler dans les dictionnaires on retrouve le fait de : « négliger, se désintéresser de, laisser aller ».  Serait-il alors opportun de lui attribuer les définitions plus positives des dictionnaires, telles que «procéder à la vérification de quelqu’un ou quelque chose », « faire la vérification de l’exactitude, du bon fonctionnement, de la validité, de l’authenticité de quelque chose » ?

De son côté, la confiance fait aussi parfois peur puisqu’elle suscite chez certains des sentiments d’anxiété, d’appréhensions et de craintes.   Pourtant, on définit la confiance comme « un sentiment de sécurité, d’assurance, d’espérance ferme inspiré par quelqu’un ou quelque chose ».

Alors pourquoi tant de résistance ?  Voici deux conseils pour pousser la réflexion :

1.    JE CIBLE CE QUI DOIT ÊTRE CONTRÔLÉ POUR FAIRE CONFIANCE

Est-ce que j’ai besoin de tout contrôler et est-ce que je peux faire confiance sur tout ?

Plus vous saurez ce qui est nécessaire de contrôler,  mieux vos indicateurs seront fixés et plus vous pourrez faire confiance.  Par exemple, si vous êtes un directeur général ; vous voudrez  contrôler les avancements des projets,  la productivité, les coûts, l’absentéisme, etc.   Fixez alors des indicateurs en ce sens et organisez le tout pour que ces indicateurs vous soient rapportés et non le contraire.  Vous pourrez alors bénéficier d’une meilleure gestion de votre temps, intervenir là où il le faut vraiment, en plus d’avoir des ressources plus mobilisées en qui vous pourrez avoir confiance. 

Ensuite, est-ce que vos gens ont toutes les informations nécessaires pour agir ou prendre des décisions ?  Si la réponse est non, vous risquez de les voir prendre de mauvaises actions ou décisions.  Il y a donc des éléments, pour diverses raisons, sur lesquels on ne peut donner notre confiance.  Par contre, si on fait de la rétention d’information non nécessaire, on portera une attention particulière au deuxième conseil ci-dessous.

Le plus grand avantage pour vous à faire confiance tout en contrôlant les indicateurs essentiels sera le gain en « opportunités ».  Imaginez tout le temps gagné à faire confiance !  Vous pourrez développer de nouveaux projets, chercher de nouveaux clients.  Vous pourrez prendre ce temps « gagné » pour vous développer professionnellement ou vous positionner dans l’organisation pour gagner en responsabilités.   Pour les « workaholics »,  vous pourrez faire moins d’heures et prendre du temps pour VOUS.

2.    JE FAIS UNE RÉFLEXION SUR MOI FACE AU CONTRÔLE ET À LA CONFIANCE

Est-ce que je fais confiance aux gens jusqu’à ce qu’ils prouvent ne pas le mériter ou doivent-ils tout d’abord gagner ma confiance ? 

Est-ce que je dois prendre le contrôle d’une situation ou je laisse les gens libres d’exécution?  

Quand je contrôle pourquoi je cherche à le faire?  Est-ce que c’est parce que mes gens n’ont pas la capacité ou parce que j’ai peur de perdre quelque chose ou de sortir de ma zone de confort ?  Si c'est par rapport à la peur, je fais alors ici ce qu'on appelle du micro management ou de la rétention d’information pour les mauvaises raisons.

Évidemment, si je suis un gestionnaire qui contrôle toutes les décisions, je ne peux pas m’attendre à avoir une équipe autonome.  En contrepartie, si je souhaite que mon équipe soit très autonome, je dois déléguer du pouvoir au péril de perdre du contrôle sur les façons de faire les choses ou sur les décisions qui peuvent être prises.

Pourquoi ne pas faire quelques essaies pour vous donner confiance ?  Si vous avez bien ciblé les éléments qui doivent être contrôlés, et que vous contrôlez le tout, il n’y a pas trop de risques. N’oubliez pas, nous ne sommes pas les gens que nous gérons.  Il faut s’adapter face à nos individus et faire attention à nos jugements de valeurs. 

Le gestionnaire doit bien se connaître pour bien gérer, c’est pour moi la première clé de succès en gestion.  Si vous voulez en savoir plus, je donnerai une formation sur les habiletés et pratiques de gestion les 16 et 23 février 2016, en collaboration avec le Parc technologique de Québec.  Pour plus de détails, consultez la section calendrier de notre site web.

N’hésitez pas à entrer en contact avec nous au 418-559-2760 ou à info@capitalv.ca.   Nous serons toujours aussi heureux de collaborer avec vous dans votre entreprise. 

 

Vicky Jobin, CRHA, M. Sc. Présidente et partenaire de succès en croissance et transfert d'entreprise vicky.jobin@capitalv.ca https://ca.linkedin.com/in/vickyjobin 418-559-2760

Vicky Jobin, CRHA, M. Sc.

Présidente et partenaire de succès en croissance et transfert d'entreprise

vicky.jobin@capitalv.ca

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